Bon, ça se précise. Rausch n’ira pas à la Communauté d’agglo. Cette fois-ci, c’est vraiment fini. Pas comme dans les films d’horreur, quand le méchant renaît de ses cendres à la fin, juste un petit coup pour la route.Les grosses bourges à perlouzes et pif raboté, les petits messieurs à costard étriqué, les biens nourris à triple menton chopé en réunion, tous fuient la mairie. Des tronches d’un autre âge disparaissent, retournent dans leurs beaux quartiers. Que c’est bon.Le jour du vote, un petit monsieur encravaté m’avait grondé… parce que j’avais dit “adieu Jean-marie” en introduisant mon bulletin.
Il m’a dit tout colère : “vos réflexions vous les gardez pour vous. C’est un lieu neutre ici”.
Un lieu neutre. Tu parles !Un lieu vérolé par 37 années de Rauschisme pur porc. Ils y sont tous allés à la soupe ces saligauds. Et maintenant ils sont neutres. Ils voudraient se faire passer pour des “Kriegsgefangener”. Pas moyen, Ils le portent sur leur tronche, le Rauschisme. A force de courber l’échine, ça finit par se voir sur le costard. Au niveau du cou, ça fait un pli. Le pli du lèche botte. Des fois, il y en a qui ont du cirage au bout du nez. C’est à cela mesdames que l’on reconnaît les bons partis. Le cirage, ça sent l’avancement.
“vos réflexions vous les gardez pour vous.”Mince, j’étais pourtant venu pour m’exprimer…J’avais l’impression d’entendre ma vieille instite catho.Je crois que cette mairie ressemblait à une vieille instite catho.Mademoiselle Laurent est morte. C’est comme ça qu’elle s’appelait, mon instite. Celle qui tenta vainement de me faire écrire de la main droite. J’aurais été plus à l’aise à droite, je sais. Mais non… La droite et moi, ça n’a jamais collé.
C’est la première fois de ma vie que je suis dans le camp des vainqueurs.Sur le coup j’avais un peu envie de tondre quelqu’un, comme ça. Comme un touriste qui a besoin de prendre sa photo pour vivre pleinement l’instant. Et puis je savais pas qui tondre, alors ça m’est passé.
J’attends que ça me reprenne.
J’ai tellement envie d’être heureux.
Y