Qui a chié dans la tête à Philippe Val ?

Cette semaine, Philippe Val, PDG de Charlie Hebdo et champion de France de la Liberté d’Expression (depuis qu’il a courageusement réchauffé l’affaire des caricatures danoises) s’est fendu d’un édito engagé : Taper une fois de plus sur la tronche de Denis Robert. Noble cause ! Et pourquoi fait-il cela ? Il l’explique en substance : parce que son ami, avocat et accessoirement thuriféraire, l’avocat Richard Malka, est le défenseur zélé de la multinationale Clearstream… Il défend cette firme au nom de la liberté d’expression nous jure Val. Comme dirait mon grand-père : “sauf votre respect madame, votre histoire me semble un peu tirée par les burnes”. Il s’agirait d’après lui de lutter contre les journalistes fabulateurs, comme soi-disant Denis, qui nuisent par leur pratiques non professionnelles à la qualité de la presse, la fameuse vraie qualité de la presse dont se revendique Philippe Val. Oui Philippe Val, on parle bien du même, l’homme qui ne dit jamais de conneries : http://www.acrimed.org/article2596.html      Seul problème dans cet édito ultra-fielleux, c’est qu’on devine tout de suite que Val n’a pas lu les bouquins de Denis, ce qui m’a été confirmé par une connaissance commune. Il ne connaît strictement rien de cette affaire Clearstream. Il prétend que Denis a perdu tous ses procès. C’est totalement faux. Il ment éhontément. Malka avouait lui-même l’autre jour n’avoir lu de Denis que ce qui pouvait prêter à procès et donc à grossir son tiroir-caisse. “Tiroir-caisse”, c’est moi qui l’ai ajouté. Richard Malka a dit qu’il ne travaille pas pour l’argent. Je suis de mauvaise foi, ça arrive à tout le monde. En tout cas, bravo les gars pour votre déontologie et votre courage. C’est rassurant de voir Philippe Val voler au secours de Clearstream. Oh, Philipounet, réveille toi ! Le syndicat des journalistes, celui des auteurs, de nombreux juges et juristes soutiennent Denis parce que justement, contrairement à toi, ils ont lu ses bouquins. Et ce sont des bouquins sérieux. Des enquêtes que tu n’aurais jamais eu les roubignoles de publier, toi. Des fois que ça chatouille tes copains du MEDEF. Et puis même, même si Denis était un gros pingouin comme toi qui dérape à chaque virage pour aller se vautrer dans des approximations foireuses… Même ! Mériterait-il autant de haine de ta part ?    A la fin de l’édito, Val compare en quelque sorte le travail de Denis au protocole des sages de Sion. Bon sang, mais qui lui a chié dans la tête ? Eh bien oui, c’est Malka. L’avocat-comique troupier (la face Karshée de Sarkozy) qui à présent tire l’affaire Clearstream comme un boulet merdeux. Une tache de fiente sur sa belle robe de bavard, sur son gros nez rouge d’humoriste. L’un et l’autre, Val et Malka, se soutiennent à la vie à la mort dans ce combat dégueulasse contre un confrère. Un combat merdique dans lequel ils se sont englués comme de vieilles mouettes mazoutées. On dirait qu’ils préféreraient crever que d’admettre leur mauvaise foi.  Lisez donc Charlie, vous verrez. Et puis non, ne le lisez pas !   Yan 

l’été sera chaud

Bon… redéconnons !

post mortem…

achetez CQFD

dans Télérama

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