Je découvre à peine le nouveau Charlie Hebdo, que je n’ai pas acheté, mais que j’ai survolé au bistrot. Cavanna y parle de fruits et légumes, c’est passionnant. Polac, qui finalement n’a pas claqué la porte, s’est fendu de 2 lignes du genre : “ah sacré Siné va, tu changes pas toi”. Et Val, dans une logorrhée spécieuse avec des références historiques et tout et tout (ça sent le Wikipédia à plein tarin), donne une leçon de…politesse! Oui monsieur, de politesse. On apprend que d’aucuns fâcheux l’auraient traité sur sa boîte mail de “sans-couilles”. Sans évoquer le fond (de l’histoire, pas de son calbute), l’obersturmfuhrer de la bienpensance discourt sur la couille. Ceux qui ont recours à la rhétorique à base de couille ne sont pas des antisémites (y’a relâche cette semaine) mais des vilains homophobes et des méchants misogynes. Il y a donc des affreux qui lui ont dit qu’il n’avait pas de couilles, et c’est pas beau de dire ça. Ce doit être les mêmes vilains qui l’avaient “menacé physiquement” la semaine passée (qu’il prétend, soi-disant). Pourtant, quand on fait dire à Mahomet (dont je me fous comme de ma première paire de couilles) : “c’est dur d’être aimé par des cons”, ben c’est pas tellement poli. En plus que “con”, ça veut dire “la foufoune des femmes”. C’est phalocrate de dire “con”. Il faut plus dire “con” dans Charlie Hebdo, compris? Sinon, j’appelle la police! Alors écoute moi Philippe, espèce de gros nazi (moi aussi, j’aime bien les racourcis), si je dis que tu es un casse-couilles, c’est de mes burnes à moi dont je parle, donc j’ai le droit. C’est mes gosses à moi qui sont dedans. Et je t’interdis de toucher à un seul de leurs cheveux! Quant aux gens du sexe faible (entendez, sans roubignoles), elles auront l’élégance je l’espère, afin de ne point te froisser et de te l’exprimer selon les règles de ta bienséance, de te traiter de casse-vulve. Et puis mes couilles à moi, je vais te les mettre sur ton gros pif de fasciste anti-musulman, comme ça, t’auras l’air d’un Dindon! Tu vois, tout comme toi, je suis humoriste et intellectuel. Crève salope. Et je reste poli. Yan.