Service public…La privatisation a du bon!
30 août 2008 (Catégorie: Non classé)
(je reviens de prendre le train…) Ouaip. On se fend bien la gueule. Je veux dire, avec ceux qui la vivent bien, leur privatisation. Je parle des gens dont on comprend qu’ils sont heureux de ne plus se sentir fonctionnaires. On leur colle un nouveau costard sur le râble, un titre ronflant, genre truc qui pète, et c’est parti pour une nouvelle vie de folie. Une petite formation là-dessus pour apprendre les nouveaux mots qui claquent : “créer des passerelles, de la porosité, sérier les demandes, acter les différents points, sans oublier de développer en transversal, de coacher le back office, et enfin produire les fameux job describtions pour le management, tout ça…”. Sur la fiche de paye, pas un kopeck de plus…Paraît que ça viendra… Au mérite! Tiens, à la SNCF, c’est plus un “contrôleur” qui vérifie les billets dans les wagons. Non, c’est un “chef de bord” (ouaff!) qui “check les plates-formes” (c’est vrai que ceux-là, je les aime particulièrement). J’ai entendu ça dans le TGV….Le “chef de bord” donc, qui s’enquiert auprès de son second (non pas son “arpète”, mais vraisemblablement, vu le niveau, “un chef de quart”) : “t’as checké la plate-forme”? Complètement tarés, les mecs! Mon grand-père (cheminot) doit se retourner dans sa tombe. Le type sur le quai avec l’œil vif et le sifflet dans le bec, c’est plus le chef de gare, c’est le chef d’escale (huhuhu!!!). J’ai même entendu parler de “pilotes de lignes” à la SNCF. Pas des bêtes humaines chargées de faire décoller des trains (ça aurait de la gueule). Non, des types qui…. ben je ne sais pas trop ce qu’ils branlent. Aujourd’hui, on ne dit plus “le chef de gare est cocu”, mais “le chef d’escale a hissé les pantographes”. En tout cas, une chance qu’ils ont les cheminots, enfin “les chevaliers du rail”, c’est qu’ils sont fringués par Christian Lacroix. C’est beau le progrès. Alors qu’à la poste, ils sont toujours abonnés chez Tati. Côté privatisation on est pas en reste là bas. Entendu à la poste, en parlant d’un colis un peu gros : “Madame, ce produit n’aurait pas dû transiter par l’enseigne”. Non mais, franchement… Produit toi-même, bourrique! Pendant ce temps, il y a des syndicalistes qui ferraillent pour que ces services publics ne soient pas voués au même avenir que leurs semblables britaniques. Afin de demeurer fonctionnaires, d’être fiers de l’être, de préserver leurs acquis, de nous garantir une qualité de service, ils se battent contre les réformes qui vont consister une fois encore à démanteler le service public pour le livrer en pâture aux spéculateurs. Au passage comme d’habitude dans les ouvertures de capital, il y aura de bons gros délits d’initiés dont profiteront les copains des ministres. Alors qu’une poignée de courageux se bagarrent contre cette gabegie (voir notre camarade postier de CQFD), certains parmi leurs collègues, de gros blaireaux, se pignolent, se vautrent dans ce carnaval de relooking, cette foire aux galons, cette enculade qui ne dit pas son nom. Bon, pour terminer, un conseil de dialectique : Ne dites plus “elle se fait bourrer l’oignon par le facteur”, mais “elle se fait oblitérer le colissimo par le répartiteur d’épistoles sectoriel”… Surtout si c’est la femme de l’homme aux pantographes! Yan

27.08.08 | 12h07
e dessinateur Siné, licencié de Charlie Hebdo après une chronique sur une supposée conversion au judaïsme de Jean Sarkozy, va lancer le 10 septembre un nouvel hebdomadaire satirique, baptisé “Siné Hebdo”, a-t-il indiqué mercredi à l’AFP, confirmant une information du Monde. ”Ce sera un journal d’humour, libertaire, ce qu’aurait dû être Charlie s’il était resté dans la tradition initiale”, a déclaré le caricaturiste, précisant qu’il travaillait encore sur la maquette.
