la partie continue

Je lis un peu partout des encouragements et des messages de soutien pourDenis Robert et parfois de l’étonnement quant à ces nouveaux frais dejustice et ces menaces d’huissiers.Sachez que la défense de Denis contre Clearstream reste utile, que cecombat-là n’est pas fini, qu’une contre-attaque judiciaire est en cours. Etqu’un comité existe avec des moyens simples de l’aider http://lesoutien.blogspot.com/La décision de relaxe et surtout les attendus du jugement du TGI de Parissont une nette victoire pour nous, pour Denis, pour le journalisme. Et uncamouflet pour Clearstream.Les magistrats ont estimé qu’il existait un devoir supérieur d’informer etque Denis l’avait pleinement exercé. Ils ont incidemment estimé que des”anomalies” dans le fonctionnement de Clearstream “susceptibles de masquerdes pratiques suspectes” justifiait que des journalistes s’y intéressent.La multinationale luxembourgeoise (à capitaux allemands), à l’origine de lamise en examen de Denis, et ses avocats restent belliqueuse. Ce derniercourrier d’huissier loin d’être anecdotique montre que tout continue à êtreentrepris par eux pour continuer cette entreprise de démolition et decensure. Derrière ces actes judiciaires (nous sommes neuf ans après lespremiers livres), c’est bien de cela qu’il s’agit.En octobre 2008 ( http://www.acrimed.org/article2996.html) Clearstream avaitacheté une page dans le Monde en proposant à Denis de stopper les procédurescontre lui en échange d’une reddition de sa part. Denis - fort de sonenquête et de ses conclusions- a refusé. Il venait de perdre trois procès enappel. Il est intéressant de relever que jusqu’à sa mise en examen dans leprocès Clearstream 2, Denis menait largement au point dans le combat contreClearstream et les banques qui l’attaquaient.Les gens pensent à tort que les procédures sont closes depuis la fin duprocès Clearstream 2 et sa relaxe. Depuis 2001 et la sortie de son premierlivre sur Clearstream, Denis et ses éditeurs ont eu à subir une soixantainede plaintes en diffamation de la part de Clearstream (une vingtaine), de lapart de la Banque Générale de Luxembourg (une dizaine), de la part deMenatep (une banque russe domiciliée à Gibraltar) et de différentespersonnalités (avocats, collaborateurs de Clearstream, Villepin, etc).Ces plaintes ont été déposées en France mais aussi en Suisse, au Luxembourg,en Belgique et même au Québec…Un bilan rapide peut être fait aujourd’hui.Toutes les plaintes de Menatep et BGL ont été gagnées par Denis ou sontcloses pour différents vices de procédures. Les procédures lancées par desindividus sont closes également (Denis a perdu un procès en 2002 endiffamation pour un euro symbolique contre un collaborateur du PDG deClearstream).Restent la vingtaine de procédures lancées par Clearstream contre sesinterviews et ses livres.Jusque décembre 2006, date de sa mise en examen pour recel de vol dans leprocès Clearstream 2, Denis menait au points. N’oublions jamais que sesennuis judiciaires dans cette affaire de listing truqué SONT LE FAIT d’uneplainte de Clearstream, relayée ensuite par la justice française.Clearstream et ses conseils ont su très habilement jouer sur les amalgamesassociant systématiquement Denis aux falsificateurs des fichiers dans lesprocès en diffamation plaidés par ailleurs. ALORS que Denis n’avaitstrictement rien à voir avec cette falsification. C’est grâce à lui qu’ellea été dévoilée.La stratégie des avocats de Clearstream a pourtant fonctionné puisque Denisa été condamné en appel pour des interviews données au journal Sud Ouest ouà VSD par exemple. Puis, alors qu’il avait gagné en première instance oun’avait été condamné qu’à des peines très légères (un euro), Denis a étécondamné en appel pour ses livres et son premier film (Le second n’a pas étépoursuivi). Denis s’est pourvu en cassation. Fort du jugement de relaxe quiavalise son travail, nous espérons bien que les plaintes déposées parClearstream seront rejugées.C’est l’enjeu de la bataille judiciaire en cours.Si Clearstream perd -ce que nous espérons- cela mettra forcément et d’unemanière encore plus crue, le projecteur sur cette multinationale quicontinuait en 2002, selon l’enquête de Denis, à alimenter en valeurs detoutes natures plus de 6000 comptes ouverts dans 41 paradis fiscaux pour desclients qui n’étaient pas toujours des banques.Cette vérité-là n’a pas été audible du fait de la guerre entre Villepin etSarkozy.Le rôle du comité et des milliers de soutiens qui se sont manifestés depuisjanvier 2007 n’est pas de faire le procès de la multinationaleluxembourgeoise et de ses dirigeants mais d’aider Denis à résister à lapression toujours forte de Clearsteram. Au delà des messages, chacun peut )àsa manière- participer à cet élan. Des t-shirts sont en vente, du pinard, des dessins originaux, bref, tout ce que nous pouvons, nous autres, artiste de la gaudriole, tenter de proposer pour l’aider à gagner son combat.Ce genre de type est assez rare pour mériter notre soutien.Son combat est une leçon de journalisme.Et au final, le peu de cas que fait la profession de son entreprise courageuse doit nous inciter à un soutien citoyen qui pour l’instant a payé (plus de 110 000 euros de frais de procédure financés par le comité).Vous l’avez compris, la partie continue et on peut la gagner.Aux armes !!!!Lindingre

Dédicace à Metz

Mais aussi…

Baru, Grand Prix d’Angoulême !!!!http://videos.charentelibre.com/video/iLyROoafIy7v.html 

un grand moment

 Le prix Schlingo est désormais entre les grosses mains de Franky Baloney :http://www.charentelibre.com/article-3-francky-baloney-le-schlingo.html?id_article=307879